Parent solo, parents dingo

Ceci n’est pas un article, ceci est le billet d’humeur d’une maman robot

Il y a des jours comme ça… tout fou le camp

Depuis quelques mois je vit une nouvelle réalité. Je suis maman solo. Et il y a des jours comme ça. Des jours comme aujourd’hui où je crois que je vais devenir dingue. Absolument dingue. Mon cerveau ne fonctionne plus, je ne réfléchis plus… je suis un automate… je ne suis plus humaine, je ne suis plus moi même… je suis une autre, une maman multitâche, un robot qui risque de devenir dingo

7 h le réveil sonne, mais depuis que je me suis couchée je n’en suis pas à mon premier réveil…

Avant celui là il y a eut number two à 1h 58 à consoler (jusquà 2h 40 à peu près) puis à 4h15 à finalement embarquer dans mon lit à mes côtés , number one, elle, a attendu 5h40 et son pipi matinal pour s’immiscer sous mes draps… elle et ses petits pieds glacés de ne pas avoir pris le temps de mettre ses chaussons avant sa sortie matinale… elle et ses envies de discuter parce qu’elle est réveillée…

Il est 7h, elles se sont rendormies et je suis là entre deux anges, deux poupées, deux princesses, la bave de l’une sur mon épaule droite et les ronflements de l’autre résonnant dans mon oreille gauche…

Il est 7h et je suis épuisée, je ne sais pas comment je vais tenir la journée, je ne sais pas comment j’ai tenue la semaine…

Alors je me faxe pour sortir sans les réveiller, pour préparer le petit déjeuner encore humaine, encore moi même. Mais à peine la pointe des pieds hors du lit, je les entends, ces cris, c’est ronchonnements qui me font muter, c’est râlements qui me transforment… je ne peux pas résister, je suis trop fatiguée pour luter… si j’écoute les plaintes je craque…

Je ne suis plus moi même… je ne sais plus écouter, je ne sais plus rassurer, je ne sais plus rigoler, je ne sais plus regarder… je ne suis plus moi même…

Un robot exaspéré qui exécute, répète sans cesse, sans sourciller, un robot qui habille, sert, débarrasse, un robot qui coiffe, aide et surtout qui attend, attend presque patiemment. Un robot face à deux enfants, ça ne fait pas le poid.

Un robot en retard face à une bague en feuille oubliée dans la chambre et quil faut absolument aller chercher pour aller a l’ecole. Et bah ça attend…

Un robot face à un baby de deuzan qui refuse de se brosser les dents. Et bah ça invente…

Un robot qui sait, qui voit ce qui l’attend après les avoir déposer a l’école. Lessive, vaisselle, sol, chambre, cuisine… et bah ça devient dingo.

Un robot qui n’était pas programmé pour ça et bah c’est un robot en surchauffe.

Et il n’est que 8h30 …

Ce matin, comme beaucoup d’autres matins je suis le robot parent solo.
Ce matin comme beaucoup d’autres matins je pense à vous, vous qui êtes solos, mamans, papas, probablement aussi un peu dingo, vous êtes des supers héros !!!!

 

 

Le syndrome de l’imposteur.

Le syndrome de l’imposteur.

Vous le connaissez?

C’est cette sensation que l’on a de ne pas être à la hauteur, à notre juste place. C’est cette sensation qu’un jour quelqu’un nous montrera du doigt en disant qu’on ne raconte que de la merde et qu’on n’est absolument pas crédible, pas faite pour ça, qu’on est qu’un tissu de mensonge, une véritable supercherie… (oui oui tout ça parcequ’en vrai vous le savez on n’est pas des plus tendres envers nous-mêmes)

Cette sensation de tenir sur un fil si fragil que l’on risque de s’effondrer au moindre coup de vent…

Cette sensation est problématique car elle fait fortement baisser notre estime personnelle. Mais le pire c’est qu’elle nous empêche aussi d’agir, car nous avons peur de ne pas être digne de réussir.

C’est une paralysie semblable au loup qui se mord la queue et c’est bien dommage car nous sommes les seules à pouvoir briser le cercle.

Si nous agissons sans peur nous découvrirons un jour ou un autre, au fil des expériences que nous excellons, que nous sommes effectivement faites pour ça!! (car ne vous y trompez pas!!! Les petits genis ne sont pas simplement doués!! Ils se sont entrainés!! Voilà leur secret!) Et alors l’estime remontera, et nous n’aurons plus peur d’agir.

Ce que je nomme le syndrome de l’imposteur peut nous bloquer pour créer une entreprise, réaliser un projet fou, un grand voyage, un rêve d’artiste enfoui depuis des années… c’est dommage parce que ne fait cette peur nous empêche de devenir la personne hyper passionnante que l’on rêverai d’être!

Et si nos rêves de gamines prenaient vie et que nous étions notre super héroine?

Vous imaginez si vous vous mettiez à peindre, et que vous étiez fière de vos créations. Qu’est ce qui changerait dans votre vie?

Arrêtez un instant la lecture et imaginez si vous aviez confiance en votre potentiel de réussite ? Qu’est ce qui changerait dans votre vie?

Si vous créiez une entreprise?

Si vous écriviez et publiez un livre?

Si vous partiez en tour du monde?

Si vous faisiez une formation de prof de yoga?

Que sais je…

Si, simplement, vous agissiez pleinement consciente de votre capacité à réussir?

Tous ce que vous lisez dans les blogs ça et là deviendrait votre quotidien, votre réalité. Vous deviendriez votre propre source d’inspiration.

Alors pourquoi vous ne le faites pas?

Parceque quelqu’un d’autre le ferait sûrement bien mieux que vous!!??
Parceque vous avez peur d’abandonner en cours de route?
Parceque vous avez peur d’être médiocre? Peur de ne pas être à la hauteur et d’échouer? Peur des réflexions qui vous demanderont :

mais pourquoi t’es tu lancée l’a dedans? Tu n’étais pas à la hauteur c’était évident. ..

Je comprend. Je comprend bien plus que vous ne pouvez l’imaginez.

Pendant longtemps je me croyais une imposteur sur deux points spécifiques

  • J’aimais écrire mais je ne faisais lire mes écrits à personnes, simplement en lecture offerte à mes petites nièces… alors que je revais d’une vie d’auteur, de passer mes journées à écrire, à mettre sur papier toutes mes idées de roman et de contes…
  • De plus je voulais voyager, je me rêvais aventurières, racontant mes milles et un périples à mes petits enfants quand je serais vieille. Je m’imaginais courageuse, sans peur, toujours prête à partir. Mais je n’aboutissais aucun de mes voyages… la vérité c’est que je ne me croyais pas assez courageuse pour vivre la vraie aventure. Et des vacances grand standing je n’en voulais pas! Alors je ne partais pas.

Le problème c’est que tant qu’on agis pas, tant qu’on garde ces reves enfouis, tant qu’on reste médiocre par simple manque de pratique… tant qu’on reste incatif, on a tout le temps de se plaindre, de s’apitoyer et donc de se saper un peu plus le moral et faire descendre l’estime un peu plus bas encore.

Femme besoin aide
Il est si difficil de relever la tête et devenir enfin la meilleure de nous même!

Pour ma part c’est en 2015 que cela a changé.

J’ai découvert une confiance en moi que je ne soupçonnait pas.
Je vous passe les détails de cette révélation mais quelques temps après, j’ai lancé ce blog et je suis partie en vadrouille 9 mois en Angleterre avec mes deux princesses.

Depuis je continue à écrire, mais pas que sur le blog. Je travail à l’écriture d’une série de carnet de voyage romancé pour enfant. Et sur des guides de survie à l’usage des mamans solo.

Mais depuis je continue aussi à voyager. Je me suis posée et j’ai eut peur de m’arrêter mais finalement je profites de weekend pour partir en escapade sans hôtel, sans resto… le plus proche de la nature possible!! Comme ça me ressemble. Je m’en sens le courage et je me prouve chaque jour que j’ai raison!

Aujourd’hui je peux dire que je suis celle que je rêvais d’être il y a 3 ou 4 ans encore. Je me sens légitime dans les talents que je travaille. Que ça marche ou pas m’importe peu maintenant!! Je le fais avec mon coeur et j’en suis aussi fière qu’heureuse!!

Aujourd’hui j’ai trouvé mon équilibre et meme si je travail encore dessus, je me sens légitime.

Et vous les nanas? Vous aussi vous vous sentez illégitimes parfois? Pourquoi ne pas sauter le pas?

Retour d’une maman heureuse

Me voilà de retour!!

Il était temps de revenir, je vous l’accorde.
Mais je vous l’avoue, j’ai pris le temps.

J’ai pris mon temps.

Le temps nécessaire pour prendre du recul, pour laisser les choses rentrer en ordre. Et surtout prendre le temps de savoir si j’allais revenir …

Parceque ce blog je l’ai commencé il y a un an avec comme objectif de parler de mon expérience de maman voyageuse, découvreuse des terres et des âmes. Celles des autres et celle que je découvre un peu plus chaque jour… la mienne.

Le voyage est une introspection, tout comme la vie de mère… nous sommes confrontées à nous mêmes face à l’étranger

Parce qu’être mère c’est perpétuellement aller à la rencontre de soi!! Car on est en permanence confrontée à un autre, un étranger, un enfant qui n’est pas une copie conforme de soi. Qui nous surprend, qui nous interroge, qui nous bouscule! Qui nous invite à grandir tout simplement.

Un étranger certes, mais un étranger que l’on connait pourtant par coeur.

Et voyager c’est la même chose. Aller à la rencontre de cet autre qui nous surprend, nous interroge, nous bouscule. Cet autre, cet étranger qui pourtant nous ressemble tant! Qu’on connait par coeur…

C’était de ça dont je voulais parler dans ce blog.

Des femmes, des mères du monde, de moi, de toi, de vous toutes, d’elles toutes!!! Parce qu’au fond, même si on est des étrangères on se connait par coeur vous et moi!!! Les mêmes angoisses, les mêmes difficultés, les mêmes besoins…

Moi, mes besoins, mes envies c’était d’être un peu plus la femme que je pouvais admirer. Je voulais être un peu plus comme dans mes rêves. N’est ce pas ce à quoi on aspire toutes? À devenir la copie parfaite de notre idéale? Un soi magnifié.

Mon vrai moi je suis allé le chercher en voyage. Car la vrai Lucie, la Lucie au summum de son potentiel, elle voyage. Je suis une voyageuse, un esprit nomade, une gypsie… c’est comme ça depuis ma tendre enfance, je n’y puis rien changer!!

Nous sommes une, nous sommes les mêmes, étrangères des quatres coins du globe, nous sommes des mères…

Alors il était là mon blog, une mère, comme vous, à la recherche de son humanité la plus pure, la plus vraie, la plus joyeuse, en voyageant…

Seulement la vie m’a rappelée sur un autre chemin. Je ne le savais pas à ce moment mais elle avait une très bonne raison de me faire pauser mes bagages la vie!! Mais ça je ne le savais pas.
La seule chose que je voyais c’était que mon voyage s’arrêtait… qui étais- je alors si je ne bougeais plus sans cesse? Comment pouvais je trouver mon humanité la plus vraie, la plus pure, la plus joyeuse sans voyager?

Qu’allais je bien pouvoir vous dire si je m’installais dans un appart dans une petite ville de province française??

Alors oui la question s’est posée encore et encore et encore…

Voilà pourquoi je n’écrivais rien. Je ne savais pas ce que je pouvais encore dire!! Je ne savais pas si j’etais encore moi même…

Et puis…

Et puis…

Il y a eut ce jour , cette révélation…

Ce jour là… Je tenais Kaëla de la main gauche, Mila était sur mes épaules, sur mon dos mon sac à main près à explosé de ces petites choses qui ne rentraient pas dans le sac de course que je tenais dans ma main droite.

Alors que Mila caressait mes cheveux avec tendresse et me les mettait sans vergogne dans les yeux, dans le nez, dans la bouche…

Alors que Kaëla me tirait le bras au fil de ses enjambées acrobatiques…

Alors que mon épaule, mon dos, me tirait , me brulait

Alors que l’extrémité de mes doigts semblait prête à se détacher du reste de ma main droite…

Alors là… à ce moment précis… j’ai croisée le regard d’une femme, une mère à n’en point douter, elle n’avait pas d’enfant avec elle mais je l’ai reconnue.  Elle, cette étrangère, cet autre me comprenait, elle me connaissait par coeur. Tellement bien qu’elle m’a adressé un sourir, ce sourire qu’on réserve à ses plus chères amies. Ce sourire que l’on n’offre pas à une inconnue!! Non car elle me connaissait. Je la reconnaissais. Elle me comprenait. Elle avait vécue ça avant moi. Elle était moi. J’étais elle.

Alors ce jour là j’ai su. J’ai su que je reprendrai la plume, ou plutôt le clavier, pour vous écrire. À vous, à moi.

Pour parler de maternité, de parentalité , de féminité, de devenir soi, d’humanité, de rêves à atteindre, de montagne à soulever, d’enfants à élever, de problèmes à surmonter… pour parler d’épanouissement envers et contre tout!!!! Quoi qu’il arrive, de la joie la plus pure qui est là, quelque part en nous toutes !!

Me revoici, tout simplement, avec mes petites aventurières, pour de nouvelles aventures

Alors me revoici, j’espère que vous allez bien, que vous avez milles rêves à exhausser, j’espère que vous êtes prêtes à laisser jaillir l’envie de vivre, la joie la plus simple, votre humanité la plus pure, la plus vraie.

J’espère vous lire dans vos commentaires, dans vos messages

Transformer une situation de merde en joie pure

Attention article contenant le mot merde un certain nombre de fois… âmes sensibles, vous êtes prévenues 💩 

Chaque événement de la vie est une nouvelle chance d’apprendre, de grandir.

J’en suis convaincue et si vous ne l’êtes pas encore n’hésitez pas à lire cet article.

Alors évidemment il semble plus facile de grandir face à des situations joyeuses, conviviale, drôle…
Car quand c’est la merde… c’est la merde!!!

Or je vous assure que chaque situation peut être vu sous un autre angle.
Pas toujours tout de suite je vous le concède. Mais après, une fois l’orage passé, une fois les larmes essuyées. Quand la joie est de retour, on peut transformer ce merdier qu’on vient de vivre!!

On ne peux pas juste le réduire en cendre. Rien ne se perd, tout se transforme disait Lavoisier?

Alors on en fait quoi de notre tas de merde?

À ce stade de l’article, je ne saurais faire une réponse qui convienne à chacune, car nos situations sont toutes uniques. Donc je vais commencer par vous raconter ce que moi j’en fais de mon tas de merde, qui est né il y a quelques mois à peine.

Recevoir les outils:

Tout d’abord rappelons nous qu’avant une situation difficile vous avez toujours des outils qui arrivent sans crier gare (elle est sympa la vie je vous l’ai déjà dit!!) . Il faut avoir l’oeil et les garder en tête.

Pour ma part si je reviens sur ce que j’ai vécu avant ma période sombre (de février à juillet avec un pic prononcé de mai à juillet) que puis-je en tirer?

J’ai rencontrées des femmes fortes, seules, qui géraient maladie, rupture, isolement, école à la maison, vie en communauté…
J’en ai gardé l’idée que les femmes sont des joyaux de force. Contrairement à ce que j’avais pu croire toute la vie (merci société machiste tu as fait du bon boulot!!! ) .

Et non seulement les femmes sont fortes seules mais en plus il se passe une alchimie particulière quand elles sont réunies.
Nous sommes plus fortes en nous épaulant et nous avons besoin de vivre ensemble ne serait ce que pour s’entre aider, nous élever, nous magnifier, le temps nécessaire.

Mais au début de mon changement de cap, (début de mon gros merdier) j’ai vécue avec une autre maman en grande souffrance, en voyageant ensemble tout d’abord, puis posées dans une ferme en perma culture. À ce moment là, la vie m’a offert le cadeau de découvrir l’économie du don et de l’échange. Un truc puissant qui permet d’avoir autant de pouvoir d’achat qu’en étant riche mais en trocant l’argent par du temps, des sourires, des services !!
Durant cette période j’ai aussi découvert que deux femmes à bout ne pouvaient pas s’entre aider. Pire pouvaient être nocive et vampire l’une pour l’autre en allant puiser chez l’autre l’énergie qu’elles ne trouvent plus en elles-mêmes.

De cet épisode de ma vie j’ai compris que deux femmes qui s’entre aide c’est trop peu. L’une ne peut pas porter l’autre à bout de bras quand les deux sont fragiles.

Mais j’ai aussi compris que l’autonomie était atteignable, l’autosuffisance, la sortie d’un système de consommation et d’argent à outrance.

Passer la tempête :

Et puis, avec tous ces outils dans mes bagages, sans trop savoir qu’en faire, j’ai vécu le pire moment de cette année, les émotions en grand huit, la perde d’estime de moi, l’acceptation de l’inacceptable, la confrontation quotidienne, la déception, la douleur… et j’étais seule. Et j’avais besoin d’aide. Et je n’arrivais pas à me concentrer sur moi, je n’avais pas le temps de faire ce qui me faisait vibrer.

Bref je découvrais un gros tas de caca juste devant moi!!!

J’ai demandé de l’aide et j’ai mis le temps nécessaire pour guérir. Pour digérer. Mais ça je vous l’ai expliqué dans mon dernier article.

 

La guérison, lâcher prise:

Et j’ai guérie.
Mais je ne peux oublier, je ne peux faire comme si rien ne s’était passé. Et je me demandais tout de même pourquoi j’avais vécu tout ça? Aussi mal!! Pourquoi avait-il été si dur de digérer?

Parcequ’au fond, c’est de ça dont il est question !!! Cette situation merdique, que vient-elle dire? Pourquoi avez vous du mal à la digérer? Pourquoi elle vous fait si mal?
Je crois qu’en fait vous avez libéré un des éléments clé de votre vie. Vous avez puisé dans cet évènement toute la force et les apprentissages nécessaires pour continuer votre vie mais maintenant vous n’en avez plus besoin.

Alors vous vivez une situation merdique car vous devez la lâcher!!! Ça vous fait chier?? Évacuez là!!

La transformation :

Cette situation vous l’avez vécue de l’intérieur, ça vous a modifié, vous avez appris, grandie. Vous l’avez évacuée.

Mais maintenant on en fait quoi de ce grand moment de solitude, de douleurs? Ce merdier?

Pour ma part J’ai repris tous mes outils et je me suis posée une question :

De quoi j’avais eut besoin a ce moment de ma vie?

Ma réponse

D’un cocon, d’un lieu privilégié où j’aurait été en sécurité, soutenue et aidée par d’autres femmes. D’un lieu où j’aurai pu dessiner, peindre, faire du yoga, du sport de combat, de la danse, chanter, me balader, marcher encore et encore, me ressourcer au silence de la nature. Savoir mes enfants près de moi, en sécurité, s’épanouissant en pleine forêt .

Et là une évidence s’est imposée, si j’en ai eut besoin , alors quelqu’un d’autre, d’autres femmes doivent en avoir besoin aussi!!! Depuis je ne regarde plus cette situation pareille. Je me dit que j’ai pu en sortir grandie.
Alors je vais agir pour aider les autres à faire de même , avec moins de douleurs. Depuis je travaille  à l’écriture de mon projet. Créer ce cocon, cette chrysalide dont nous, les femmes, avons besoin pour devenir papillons. Créer un lieu magique où les femmes pourrons se réunir, se ressourcer, se découvrir et se dévoiler… un lieu ou l’argent ne sera pas le maître  mot. Un lieu où l’échange et l’entre aide seront les seuls maîtres .

 

Comment transformons nous notre merde en joie pure?

En aidant les autre comme on en aurait eut besoin nous même.

Et vous ? Vous auriez eut besoin de quoi durant cette période merdique que vous avez vécue?

Photo pixabay

Pourquoi reste t on dans des situations éprouvantes

Depuis plusieurs mois, je ne vous le cache pas, ma vie a été totalement chamboulée.

Par moi meme je le concède.

Mais tout de même …
J’ai pris une décision que j’aurai du prendre au début de cette aventure de voyage avec mes filles. Mais je n’étai pas prête à ce moment là.
Qu’a cela ne tienne, il n’est jamais trop tard.

Ma décision fut prise, formulée et appliquée.

Seulement suite à cette décision un effet domino s’est enclanché.

Cet enchaînement de difficultés j’aurai pu le stopper à plusieurs reprises. Je m’en rend bien compte aujourdhui. Mais à la place je suis restée. J’ai regardé les pions s’effondrer.

Je me perdai, étourdie par ce que je ne contrôlais pas. Ce que je ne controlais plus.

Alors pourquoi ?

Mais pourquoi est ce aussi difficil de sortir du gouffre?

Pourquoi reste t on figée dans l’adversité?

Je me pose la question aujourd’hui car il y a 6mois de cela j’aurai été capable de juger une femme qui s’infligeait ça .

Mais ces derniers mois, cette femme c’était MOI.

Et d’ailleurs toutes ces semaines je me suis jugée maintes et maintes fois.

Pourquoi je m’infligeais ça, pourquoi je ne retrouvais pas simplement ma positivde attitude , pourquoi je n’agissais pas? Pourquoi je me plaignais d’une situation que je pouvais stopper?

Aujourd’hui j’ai compris.

Je me suis comprise et j’ai compris ces femmes qui vivent dans la douleur, dans l’adversité, dans le rôle de victimes.

Alors pourquoi faisons nous cela?

Chacun son rythme

Nous sommes tous des êtres humains, ni plus ni moins. Nous avons chacun nos failles, nos blessures anciennes, nos pansements qui tiennent difficilement. Et nous guérissons toutes et tous. Mais chacun à son rythme.

Imaginez des enfants qui tombent sur un sol de cailloux et de graviers. L’un sera êcorché, deux autres carrément ouverts, et un autre sera indemne. Ces 4 là ne guériront pas en même temps. Quand l’un se relevera et repartira en courant les 3 autres essuieront leurs larmes

Vous vous dites ceux qui sont ouverts sont plus à plaindre?

Peut être.

Mais si le simple ecorché n’a personne pour le soigner? S’il pleure seul, dans un coin. Sans personne pour le réconforter, sans personne pour nettoyer le sang, pour lui montrer que ce n’est qu’un petit bobo? Combien de temps mettra t il pour sourire de nouveau ? Et courir de nouveau ?

Vous vous dites les deux qui ont une grosse plaie cicatriserons en même temps?

Peut être.

Mais si l’un d’eux est poussé dans la cours de récré et qu’il retombe sur son genou encore et encore. À peine la croûte faite, qu’elle est éventrée de nouveau. Par lui meme, par accident, ou par conséquence d’un acte infligé par un autre..

Comprenez maintenant que nous avons chacun notre rythme de guerison.
Quand j’étai ado une amie avait crié à un mec qui se moquait d’elle : « tu connais pas ma vie ok!!!! »
Et comme elle avait raison. Nous ne connaissons pas les blessures et le passé des autres. Alors comment les juger?
Et parfois nous ne nous souvenons plus de nos propres blessures. Nous avons peut être préféré entérer un passé. Alors comment nous juger?

Nous restons figée dans une situation difficile le temps qui NOUS est nécessaire pour guérir.

Les 5 étapes à vivre

1 le temps d’éprouver.

Chaque expérience vécue nous fait grandir, nous apprend quelque chose sur nous même. Il y a bien sûr des situations qu’on aurait préféré éviter … et pourtant. Il est nécessaire parfois de vivre une situation particulière pour grandir sur un point particulier. Et fuir sans s’ exprimer, comprendre sans écouter, et guérir sans s’aimer, est voué à l’echec. Elle est comme ça la vie. Si tu n’a pas compris une fois, elle essaye une deuxième fois.

2 le temps d’exprimer

Qui n’a pas pleurer sa tristesse s’y emprisonne à jamais.

Il est nécessaire ce temps pour exprimer à soi même les difficultés auxquelles on fait face et les douleurs que cela provoque. C’est comme si vous étiez votre propre médecin . Comment vous soigner, si le patient vous ment sur ses symptômes ? S’il les nie et vous assure qu’il va tres bien?

verbaliser et accepter les émotions quelles quelle soient est le premier pas vers le mieux être

3 le temps de demander de l’aide

Il est nécessaire parfois de demander de l’aide. Pour ma part je ne suis capable d’écrire de nouveau des articles uniquement parceque j’ai demandé et reçue de l’aide. À ma famille tout d’abord mais ce n’était pas suffisant, à mes amies ensuite mais je n’arrivais toujours pas à m’en sortir. Puis à une thérapeute enfin. Et là ça a été magique. On a parfois besoin que d’un coup de pouce. Mais un coup de pouce précis pour sortir du gouffre. Et pour le trouver il faut le chercher et le chercher encore. Le demander et le demander encore et encore.

Il suffit de demander, vous en êtes digne.

4 le temps de parler vrai

Ce fut pour moi l’étape la plus compliqué . Dire les choses à celui ou celle que l’on considérait comme son bourreau. Cesser d’être une victime et devenir son propre sauveur. Se défendre c’est faire entendre sa voix. Dire non. Dire qu’on est pas d’accord. Que ça ne se passera pas comme ça. Sans colère, sans haine, dirigée contre soi. Juste en total respect pour qui on est. En parlant vrai.

 5 le temps de guérir

Et vient enfin le temps de guérir, de se caliner, se consoler, mettre un pansement sur cette vilaine plaie, la regarder se refermer sans haine à l’intérieur. Sentir le sang qui recircule faire, ainsi, renaitre la vie.

Petit bonus 5 outils concrèts pour s’en sortir.

1 je vis une situation terrible pour moi ( décrivez votre situation par écrit )

2 je me sens triste et en colère en ce moment (décrivez les émotions que cela suscite chez vous, en détail)

3 j’ai besoin d’aide, de parler, de comprendre, sans jugement (lister les personnes que vous aimez pour leur demander de l’aide et du soutien, chercher en votre fort intérieur quel type de thérapeute pourrait vous accompagner)

4 je me suis comprise et je me respecte. Je ne laisserai plus jamais aucune personne ni aucune situation me faire croire que je suis inférieur. (Écrire et vous répéter tout l’amour et le respect que vous vous portez)

5 je suis suis prête à accueillir de nouvelles expériences (imaginer et visualiser les belles choses que vous souhaitez vivre dans le futur et pourquoi pas ce que vous voulez construire suite à l’apprentissage que vous venez de vivre. )

 

 

Comment devenir (enfin) chanceuse?

La poisse, la chance!! On en parle??

Je dois avouer que lorsque j’étais petite, à certaines périodes de ma vie j’avais l’impression que rien n’allait. J’avais la poisse. Les situations honteuses, les flagrants delits qui me valait des punitions, des copines qui racontaient des choses pas tres sympa… bref je les enchaînaient… je n’étais pas des plus chanceuses, ni né sous une bonne étoile…

Du moins, c’est ce que je croyais…

Nous sommes toutes et tous nés sous une bonne étoile.

 

Va savoir pourquoi les choses ont changées.

Je n’avais, à l’époque pas pris le temps d’analyser comment j’étais passée d’une vie pleine de complications à une vie simple et joyeuse !!

Mais c’était le cas.

Si j’avais un pépin dans ma nouvelle vie il n’ avait rien de dramatique, j’avais toujours une solution, triple saut périlleux et hop on retombe sur les pieds sans trembler et je repartais de plus belle vers les joies de ma vie.

Mais , mais mais mais… il y a un mois!!

Je me suis engagée sur une route qui m’a refait vivre ces douces années de galères, de malchance, de mauvais numéro…

Concrètement en un mois

J’ai eut multiples problèmes avec un van acheté en angleterre, le réservoir d’essence à changer, la batterie à changer, la valve pour gonfler le pneu à changer, les clés piégées dans le van verrouillé.

J’ai eut la peur de ma vie avec la visite de flic m’informant gentillement qu’ils pouvaient me prendre mes enfants si quelqu’un s’inquiétait pour leur sécurité. ( ce fut le cas d’une gentille dame, qui nous a gentillement laisser faire cuire des pâtes chez elle, un jour de panne du van, pour ensuite,  gentillement appeler la police pour leur demander de vérifier que les enfants n’étaient pas en danger!!)

J’ai perdu ma voiture et la somme que j’aurai pu en tirer. Comment? En la proposant en caution contre le dit van (que nous avons rendu mais en échange duquel je n’ai ni revu ma titine, ni la couleur de sa valeur…)

Je n’ai pas reçu une seule réponse positive de workaway ( mon moyen privilégié de voyage si vous avez lu mes précédents articles) malgré 10 milliards de demandes ( il faut préciser que quand j’ai débuter mon périple j’avais reçu des propositions d’hébergement pour 4 mois en à peine deux semaines. Et là, en un mois rien du tout…)

Mes pepettes ont été malades…

On l’a cherché notre trèfle à 4 feuilles… mais on ne l’a pas trouvé!!

Mais pourquoi ma vie était devenue une telle galère ??

Pourquoi avais je la poisse tout d’un coup??? Et surtout comment changer la donne?
La solution était si simple que je me la répétais tous les jours sans savoir que c’était la solution!!

Avant de vous la dévoiler je vais vous rapeler une chose.

Un élément qui me tiens à coeur dans tous mes articles!!

La vie, l’univers, nous parle, nous avons un plan de base. Un plan que nous sommes censés suivre. Une mission de vie. Moi j’ai découvert la mienne il y a peu. Mais meme sans la connaitre nous sommes sans cesse sur son chemin! Sur notre chemin.

Et si nous nous éloignons de notre chemin, la vie , très sympa, nous remet sur les rails.

Comment?

En tirant la sonnette d’alarme. En nous disant, tu devrai changer de chemin. Tu ne devrais pas. C’est pas terrible pour toi ça, pas maintenant en tout cas…

Ding dong c’est la vie, ya quelqu’un?

La vie nous offre des messages.

MAIS!!! Si nous n’écoutons pas la première fois, elle retente encore, et encore et encore. De plus en plus fort, de plus en plus clair.
En gros si tu ne comprends pas de toi même elle va te faire comprendre que ça te plaise ou non!!

Voilà ce que fait la vie.

Et moi, depuis quelques temps je savais, je sentais que je n’étais pas sur MON chemin.

Mais cette intuition, se sentiment n’était pas assez fort. La lutte contre mon égaux était inégal!!!

Mon cher égo, lui se fichait du chemin!!

Il voulait etre util.

Il voulait sauver,

il voulait aider.

Il voulait etre rassuré.

Il ne voulait pas prendre de risque.

Il ne voulais pas rentrer,

ni avouer avoir besoin d’aide.

Surtout pas!!!!

Alors peu importait l’intuition, l’égo restait. Coute que coute!

Ce que ça m’a couté je vous l’ai détaillé plus haut cher lecteur.
Des rappels, des mise en garde, des conseils de la vie.

Voilà ce que c’est la malchance.
Voilà pourquoi elle arrive!!
Et voilà comment s’en séparer!

La malchance, la poisse, c’est la vie qui t’explique par tous les moyens possibles et inimaginables que tu ne devrais pas, que tu n’es pas censé, qu’il y a d’autres priorités.

La poisse persiste quand l’égo prend le contrôle. Quand il prend le pouvoir. Quand les peurs sont le seul moteur.

Comment devenir (enfin) chanceuse?

La chance est là, elle se provoque en suivant ses intuitions.

En se faisant confiance, en écoutant ses premiers ressentis, ses instincts. Stopper une situation dés que l’on ne s’y sent pas à sa place. Changer les choses, les mettre en ordre. Créer une harmonie autour de soi.

Remettre de la vie et de la joie. Chausser ses lunettes roses pour surtout voir le côté positif des choses. Parcequ’elle est sympa la vie. Même dans les situations alarmes qui viennent te dire  » bouges toi les fesses » elle trouve toujours un moyen de te glisser un ou deux outils bien utile à ta vie!!

En fait l’apprentissage, la joie, la vie, la chance est partout. En toute situation !!

Par exemple dans mon joyeux temps de poisse j’ai rencontré une femme incroyable qui me propose son logement au guatemala si je veux proposer des stages pour les femmes en quête de sens, en quête d’elles même.

J’ai aussi rencontré une femme , italienne ( comprendrons l’importance de ce détails ceux qui suivent mes aventures sur le facebook des petites aventurières) qui m’a branchée sur un job en or pour moi.

J’ai vécue chez une autre femme, possédant une ferme en permaculture et ait découvert un amour jusqu’alors inconnu pour le travail de la terre, l’agriculture respectueuse du rythme de notre belle planète.

J’ai découvert le real junk’food cafe, un autre moyen de consommer, en jetant moins, en solidarité, en générosité.

Bref ce mois n’a pas été merdique du tout.

Il a été riche d’enseignements. Il m’a rappelé que ma vérité est importante et valable. Que mes utopies étaient partagées. Loin d’être isolées elles ont déjà été validées. Je gagne en confiance et de nouvelles pistes s’offrent maintenant à moi!

Elle est sympa la vie, elle ne vous propose jamais un tableau noir!! Mais si vous le voyez si sombre c’est peut être votre perception qu’il faudra changer .

La chance c’est aussi une question de point de vue.

 

crédit photos pixabay.

Pourquoi tu voyages?

Me voilà revenue depuis une semaine d’Angleterre et je fais le bilan.
Il y a une question qui m’a été posée très régulièrement lors de mon périple.

Pourquoi faisais-je ce voyage?

Il y a 9 mois je partais, sans trop savoir pourquoi, l’instinct était plus fort que tout. Aujourd’hui je rentre, je découvre le sens.

Tant que j’étais en Angleterre je répondais de manière logique.
Je voulais améliorer mon anglais, bouger, visiter le pays,
rencontrer des gens…
En fouillant un peu plus je répondais que je voulais rencontrer différentes familles faisant école à la maison. Pour voir comment s’organisaient les différents modes d’éducation en famille.

Après 9mois de vie en Angleterre me voilà revenue en france. Mais pas pour très longtemps. D’autres univers m’appellent. Et du coup, je me repose la question. À moi même. En toute sincérité. Parce que je suis prête à repartir et que je me demande pourquoi.

Pourquoi voyager encore?

Avant de savoir pourquoi je continue mon voyage j’ai besoin de comprendre pourquoi je l’ai débuté.
Mais je ne veux pas savoir ce que je cherchais consciemment. Je me fiche des raisons que j’avais au mois de juillet.

Ce qui m’intéresse c’est la vraie raison de mon voyage.

Ce que je cherchais inconsciemment. Ce que j’ai trouvé inévitablement. Parce que c’était le plan, le réel objectif. Même si je n’en savais rien.

Voyager pour les rencontrer. Eux tous, les 19 enfants avec qui nous avons vécues, leurs familles et tous leurs amis en chemin.

Durant presque 9 mois de périple du 18 juillet au 10 avril j’ai vécue avec 10 familles. Ce n’était pas prévu. Je pensai m’expatrier simplement mais j’ai pris un virage à 360° et j’ai finalement bourlingué de droite et de gauche, à la rencontre des anglais.
Sur ces 10 familles il y avait 2 couples et 8 femmes seules. Certaines familles avait un, d’autres deux ou 3 mais aussi certaines 4 et 5 enfants.

De toutes ces femmes avec qui j’ai vécue 9 sur 10 voyageaient seules avec leurs enfants. Certaines sur de longues périodes, d’autres pour des petits voyages d’une ou deux semaines.

Sur 10 familles 7 faisaient école à la maison. Et deux envisageaient de déscolariser leurs enfants.

Alors concrètement tous ces chiffres me montre quoi?

Durant mon voyage j’ai rencontrées des femmes gérant seule la scolarité de leurs enfants, chez elles et partout ailleurs dans le monde, en voyageant.

>>>Moi qui avait découvert l’école à la maison quand je vivais en Guadeloupe, je découvre maintenant le worldschooling. L’école autour du monde. L’apprentissage par le voyage.

Mais!!!!!

Durant mon voyage je me suis souvent dis que j’aimerai me poser un mois ou plus quelque part. parce qu’on ne voyage pas avec des enfants comme on voyage seule.

>>>Me poser quelques mois serait l’idéal pour répondre à leurs besoins et aux miens. Elles ont besoin de se faire des copains, de découvrir tous les moindre recoins d’un lieu qu’elles appelle maison pour quelques temps. Moi j’avais besoin de temps pour moi, d’un lieu en campagne sécurisé pour laisser mes enfants explorer, j’avais besoin de calme pour peindre, faire du yoga, apprendre à méditer,

et

j’avais ces besoins en commun avec toutes les femmes qui ont croisées ma route.

Oui mais avec enfants et bébés sous les bras, comment faire?

Moi qui travaillais au soutien des femmes et de familles quand je vivais en Guadeloupe, je découvre que partout dans le monde les femmes ont les mêmes problématiques.

>>>Elles prennent sur elles la responsabilité d’un foyer entier. Elle ont la pression de l’éducation et l’envie de suivre leur valeurs. Elles ont des difficultés financières à joindre les deux bouts, même en début de mois, quand elles vivent seules. Elles veulent offrir à leurs enfants le respect, l’ouverture d’esprit, le gout de la liberté et de l’aventure.

ces femmes ce sont des voyageuses, des mères, des personnes généreuses, des mamans qui feront tout pour éduquer librement leurs enfants.

Voilà ce que j’ai découvert lors de mon voyage en Angleterre.

Alors j’ai apporté ma pierre comme j’ai pu.

J’ai aidé, j’ai soutenue, j’ai bien souvent simplement été là. J’ai été leur égale. J’ai vécue avec elles sans attendre qu’elles fassent pour moi, sans me sentir l’obligation de faire plus. J’ai juste été sur un même pied d’égalité, de compréhension mutuelle, d’écoute et de compréhension des besoins de l’autre dans le respect des miens.

Tout ceci je l’ai fait naturellement, et ces femmes avec qui j’ai vécu l’ont elle aussi fait naturellement. Je me suis souvent sentie chanceuse d’être accueillie comme ceci à bras ouvert. Mais elles m’ont toutes remerciées d’avoir simplement été là, d’avoir existé, d’avoir écouté, d’avoir anticipé, d’avoir vécue avec elles, d’égale à égale…

Et voilà la question qui ne m’a pas quittée.

Durant ces mois de vie je n’ai cessé de me poser cette question.

Mais pourquoi avons nous arrêté de vivre en communauté ?

Pourquoi même dans les villages avons nous trouvé intéressant de nous cloisonner totalement chacun chez soi?

Bien sûr nous n’avons pas envie que des personnes viennent nous dire comment éduquer nos enfants.

Mais imaginez

que l’on choisissent notre entourage,

que l’on ne vivent qu’avec des personnes ayant les mêmes valeurs que nous.

que vos voisins éduquent nos enfants comme les leurs?

que nous soyons tous des professeurs, pour tous les enfants?

Alors ne serait-il pas intéressant de recréer des communautés de familles, des villages où chacun se soutiendrait.

N’est il pas nécessaire qu’un enfant rencontre plusieurs éducateurs dans sa vie? Et si ces éducateurs considère votre enfant comme un neveu, une nièce… ne serait-ce pas plus productif.

et les hommes dans tout ça?

Avant mon voyage j’avais déjà beaucoup d’amies mères célibataires. Il semblait que les hommes n’étaient jamais assez aidant, il n’y avait que rarement l’égalité, la parité au sein du couple.

Du coup au début de mon voyage je me suis demandé si les femmes seules ne devraient pas former ces communautés.

Mais en Angleterre j’ai aussi vécu avec des couples et ces hommes que j’ai côtoyés vivaient d’égal à égal avec leur femmes. Impliqués dans l’éducation de leurs enfants, ils proposaient d’aller au parc, entamaient des jeux, changeaient les couches… ils effectuaient les taches ménagères sans se demander s’ils devaient ou savaient le faire, ils le faisaient tout simplement.

Ces rencontres m’ont redonnées foi en l’égalité,

m’ont montré que les femmes ne trouveraient pas uniquement un soutien de la part d’autres femmes, mais que les hommes pouvaient être tout aussi aidant.

Ainsi j’imagine un village de famille.

Un village de famille ayant les mêmes valeurs, les mêmes rêves, la meme vision de la vie. Des familles voulant partager la vie, partager les taches, co éduquer les enfants, pour offrir à leurs petits une réelle ouverture d’esprit mais aussi pour se ménager. Pour être soutenus et aidés.

En Afrique un proverbe dit que pour qu’un enfant grandisse, il faut un village entier.

Alors que faisons nous?

Pourquoi essayons nous d’éduquer seule ou à deux maximum ?

Pas étonnant que nous ayons des burn out. Pas étonnant que nous crions sur nos enfants. À bout. Combien de personne connaissez vous dans cet état là? Qui n’en peuvent plus?

Moi j’en connais tant!!!

Et quand je vois combien les enfants apprennent en voyageant et en rencontrant des voyageurs.

 

S’il existait ce genre de lieux dans chaque pays, imaginez, être à la maison, être accueillie, vivre en adéquation avec ses valeurs, en harmonie avec la terre et les autres, toute l’année, où que l’on veuille sur la planète… où nos enfants apprendraient à parler anglais, espagnol, allemand, italien, chinois, russe, que sais je… des lieux de vie où on apprendrait de nos rencontres, avec un(e) coiffeur, un(e) luthier, un(e) architecte, un(e) médecin… combien de corps de métier pourraient etre découvet ainsi? Juste en vivant dans des communautés libres, vivantes, bougeantes ?

 

Moi, mon métier c’est le soutien à la parentalité, j’accompagne des mères vers la découverte de leur moi intérieur et vers un épanouissement qui leur recharge les batteries pour s’occuper de leurs enfants.

Imaginez que toutes les mères vivant dans ces communauté un mois, trois mois, six mois, découvre toutes leur amour propre, cesse de crier, soient en accord avec elles mêmes, sur leur chemin… en même temps qu’elles auraient pu débuter la pratique de la kapuerra, découvert l’art de se soigner par les plantes, la confection de produits 100% naturel et écologique … que sais je encore…

et en meme temps son conjoint aura découvert ses talents en cuisine, en sculpture sur bois, aura animé une école de la forêt, aura découvert le yoga, aura appris l’art des massages…

ses enfants auront appris à parler anglais, italiens, appris à faire du feu, appris à reconnaître un fossile, à jouer de la guitare…

Je sais, je reve.

Mais la vie n’est qu’une suite de rêves un peu fou que l’on réalise , ou pas.

Alors depuis quelques mois j’imagine,

je rêve d’un lieu de vie, de passage, de partage…

où les taches sont partagées.

Où la cuisine est un lieu de vie commun.

Où les enfants peuvent apprendre avec leurs copains, en pleine nature, en rencontrant d’autres personnes, en imitant.
Un endroit où chacun proposerait ses services spontanément pour partager ses connaissances avec les autres.

L’apprentissage est illimité en pleine nature, avec les autres enfants ils sont stimulés, intéressés, et, ils apprennent !! Mais je ferai un article spécial sur le world scholling.

Je rêve d’une vie plus simple, pas d’un retour au moyen âge, mais d’un pas en avant vers la conscience de l’autre. L’autre dans tout ce qu’il est, le voisin, l’étranger de passage, l’animal, la terre et ses plantes… Une conscience, un respect et un amour de l’autre. Comme notre égal.

Je rêve de ce lieu et c’est pour cela que je souhaite repartir.

J’ai trouvé ma mission de vie en Angleterre, et il est temps de lui donner plus de cohérence, plus de réalisme. Pour, un jour, lui donner vie.

Cette mission de vie peut paraître utopiste, irréaliste, baba cool. Je me fiche de l’image que vous mettrez dessus. Je suis en accord avec moi même et consciente des tentatives passées, réussies, abandonnées, transformées…
je ne m’en soucie pas plus.
Ce n’est pas par ce qu’ils sont des milliers à avoir laissé tomber que je ne devrais même pas essayer.

Je suis donc repartie sur les routes, à la rencontre de petites communautés, de système de vie différents.

Qui respect la nature, les personnes.

Qui valorise l’équité, l’école à la maison, la pédagogie libre,

qui s’organise en partage des tâches, en lieu de vie commun,

Qui fait renaitre le principe d’apprentissages mutualisés… et je vais apprendre.

Aujourd’hui je comprends que mon voyage avait un but.

Découvrir mon chemin de vie. Découvrir ma mission.
Aujourd’hui je comprend que depuis ma toute petite enfance je me prépare à ce chemin de vie. Les mères avec qui j’ai grandie depuis mes premières années, leurs difficultés que j’ai découvertes, écoutées, tentées de combler même avant d’en avoir l’âge. Mes questionnements sur l’éducation des enfants, mon besoin incessant de m’éloigner des villes, mon entourage qui a toujours vécue en grande famille, avec de nombreux amis autour… mes souvenirs de vacances en camping, en campagne bretonne, mon adolescence en Guadeloupe, tout cela prend sens. Tout mes souvenirs se joignent en un seul et même point. Une seule et même image

Une image furtuive, de carbets , de maison de bois, d’un grand jardin partagé, de cabanes dans les arbres, avec des balançoires, des parcours d’escalade… l’image d’un cercle de rondin de bois servant de siège et encerclant un feu de bois, un feu de joie où les gens dansent après avoir décidé du programme de la semaine. Une image d’enfants qui courent, qui crient, qui chantent… de personnes qui peignent ici, d’autres qui lisent là. D’un cours de yoga face à la rivière. D’un apprentissage de sculpture, de poterie, de tissage à l’ombre d’un carbet. Ces images de personnes libres, d’enfants éveillés, de parents épanouis… voilà ce qui m’anime, voilà pourquoi je voyage, voilà ce que je vais chercher les mois, les semaines, les jours prochains. Pour que cette image se précise, s’affine, et se concrétise.

La joie est immense quand tout fait sens.

Et vous? Avez vous qu’avez vous découvert en voyageant?

Joie intérieure

Cet article, il fallait que je l’écrive, il fallait que je le dise un jour. Pas pour le crier au monde mais parceque le silence tue. Il m’a consumé et j’aimerai que d’autres n’attendent pas si longtemps que moi pour parler, et pour renaître.

Il y a 15 ans, j’ai perdu quelqu’un.

Une personne incroyable, ma meilleure amie!! Une nana géniale que j’ai recherché tous les jours depuis !! Mais vous savez quoi? Je l’ai enfin retrouvée et elle a changée ma vie. Je vous raconte?

Quand on passait nos journées ensembles, c’était une petite fille souriante, elle ne marchait pas, elle courait, sautait, escaladait.

C’était une rêveuse.

Un jour elle était persuadée qu’elle arriverait à voler et s’est élancée d’un petit muret au moins 500 fois de suite pour y arriver.

Elle aimait la nature aussi,

Un jour elle tenu tête à un monsieur de l’entretien publique pour qu’il laisse les feuilles mortes dans le parc. Parce qu’elles pouvaient nourrir le sol lui a t elle expliqué! Mais lui s’en fichait. Laisse moi faire mon travail lui a t il répondu.

Cette petite était courageuse!!!

Un jour elle a découvert un passage sombre sous son immeuble, nous y sommes allé avec deux copains et une autre copine! Et ben les garçons étaient tout peureux et se renvoyaient la balle pour savoir qui irait en premier. Alors elle est rentrée dedans avant tout le monde!!! Même pas peur cette petite!!! Ils se sont retrouvés bien bêtes les garçons.

Elle était bien plus forte que beaucoup de garçons.

Quand une fille se faisait embêter c’est elle qu’on venait appeler à l’aide. Elle leur tenait tête.

Un jour un garçon a demandé aux filles de faire la queue pour qu’il choisisse sa nouvelle amoureuse (le premier speed date? ) et ben elle estimait que ça rabaissait les filles!! Alors elle a dissous la file de fille et sans ménagelent, elle a été lui dire ce qu’elle pensait de son initiative. Il s’est excusé auprès de toutes les filles de la récré après.

Cette petite savait se défendre.

Un jour un garçon a voulu la forcer à l’embrasser, comme elle était redoutée il a demandé l’aide de deux de ses copains, chacun lui tenait un bras. Elle avait à peine 10 ans, elle lui a propulsé un coup de genou très bien placé !! Et elle a mordu au sang un des pote qui lui tenait les bras!!! C’était l’hiver, il portait une doudoune…

Elle savait se défendre je vous dis!!!

Me ce jour là la punition a été pour elle. Le prof lui a dit de copier 100 fois, » je ne mord pas mes camarades, je ne suis pas un animal sauvage » ( connard de prof!!! )

Alors, elle a pris la lionne en elle et elle est partie…

C’est depuis ce jour là que je l’ai vu peu à peu disparaître.

Elle a cru qu’elle n’avait pas le droit d’exister. Elles a cru qu’une jeune fille n’avait pas le droit de se défendre.

Et le problème c’est qu’il y’en a eut d’autre des épisodes de ce genre. Des gens qui lui ont sommé de se taire. Des gens qui ne l’ont pas cru. Des gens qui lui ont demandé de se calmer. Des gens qui lui ont dit que ça ne servait à rien de s’énerver. Ces événements, je ne les connais pas tous, elle me les a caché, elle a préféré en oublier certain.

Mais quoi qu’il en soit jour après jour elle a rigolé moins fort, moins souvent. Elle a pris moins de risque, elle a arrêté de défendre les autres. Sa voix ne portait plus. Elle ne savait plus se faire entendre.

Jusqu’au jour où…

Ce jour là, au fond de son lit, face à lui, elle a été incapable de crier, ce jour là elle ne s’est pas défendue. Ce jour là elle a quitté son corps car la vérité était trop difficile à regarder, à vivre, à accepter. Ce jour là il n’y avait personne pour la défendre, même pas moi. Ce jour là elle a disparu. C’était ce jour là je crois.

Et pendant environ 15 ans je ne l’ai plus entendue. Je la croyais disparue. Mais elle était simplement murée dans le silence.

Cette petite fille c’est ma joie intérieure.

C’était ma meilleure amie. Mon vrai moi. Mon moi régis par ma vraie lucie, ma vraie lumière. Elle a été détruite par un jeune garçon, un homme, la société, le machisme, le prétendu pouvoir de l’homme, les préjugés sur ce que dois être une gentille petite fille…

Du moins c’est ce que je croyais.

Car vous savez quoi?

Il y a environ 1 an j’en ai vraiment parlé à mes parents, mes frères, cette discussion m’a libérée d’une certaine manière. Mais ce n’est que depuis j’ai exprimé la tristesse et la colère accumulée d’une vie . Depuis que je les ai laissé partir. Depuis que j’ai accepté de m’exprimer en vrai. Ce n’est que depuis lors que la joie renait en moi , je renais!!

Ma meilleure amie est de nouveau avec moi.

Hier, j’ai refait de la balançoire, et j’ai ri, j’ai ri. Hier je me suis reconnectée avec moi même, celle que je suis vraiment.

Quand j’étais là haut, que je planais, j’ai reconnectée avec mon enfant intérieur, et j’ai ris, j’ai ris pendant plus de deux heures.

Car elle et moi, aujourd’hui, nous ne faisons (enfin) qu’un .

Je m’appelle lucie, mon prénom signifie lumière, j’ai 30 ans, je suis une femme qui a subit des abus. Je suis une fille qui s’est tue. Je suis une femme qui aujourd’hui fait entendre sa voix. Je suis une femme qui prends aujourd’hui le droit d’exister, de briller. Je suis une femme qui demande pardon à sa joie intérieure de l’avoir prise pour responsable.
Je m’appelle Lucie, je suis une femme heureuse et joyeuse, j’aime rire, courir, sauter, crier. J’aime faire des blagues et partir à l’aventure. J’aime prendre des risques et ne pas réfléchir. J’aime la nature, la planète et tous ces êtres vivants. Je suis une optimiste, heureuse, courageuse, voyageuse. Et je ne m’en excuserai plus. Je ne croirai plus jamais que mon comportement, que ma joie intérieure ai pu être un laissé passé au bafouement de mon corps, de mon être.

Je m’appelle Lucie, ça veut dire lumière. Et aujourd’hui, je suis prête à briller de nouveau et pour toute ma vie.

Cet article je le dédie à toutes les femmes, toutes les petites filles qui font taire leur joie intérieure parcequ’un homme, un garçon, un jour, leur a fait croire que leur parole ne valait rien. Que leur voix ne portait pas. Que personne ne les écouterait. Qu’elle n’avait pas le droit d’exister. Exprimez vous, parlez, partagez avec vos proches.

Cet article j’aimerai que vous le partagiez, que vous en parliez à tous les pères, tous frères, tous les hommes, tous les garçons que vous connaissez, pour qu’ils fassent attention à ne pas détruire une petite joie intérieure en faisant comme si sa voix ne valait rien.

 

Crédit photo : myself and pixabay.com

Le jour où tu comprends qui tu es vraiment.

Il y a un mois, un processus s’enclenchait en moi. Je touchais du doigt une vérité, une connaissance de moi même jamais atteinte avant. Mais ce jours là j’ai réalisé que je ne ferai plus jamais marche arrière. Et cela signifiait qu’il fallait vraiment dire aurevoir…

Apprendre à me connaître, voilà quelle était ma quête. Même si je n’en était pas consciente.

Vous avez dû le remarquer depuis quelques semaines je suis vraiment silencieuse.
cela fait un bail que je n’ai rien publié.
La raison de ce silence c’est que 2 milliards d’émotions m’ont traversées depuis un mois.

Concrètement cela fait déjà plusieurs semaines que je ressens que quelque chose se termine et que quelque chose de nouveau débute. Mais commencer cette nouvelle étape signifie que je ne pourrai plus jamais revenir en arrière.

Quand j’ai débutée mon aventure je me rassurais en me disant que de toutes façons je pourrai toujours rentrer. Mais la vérité quand on change de vie, il arrive un moment où l’on se rend compte que ce changement est définitif et qu’il signifie dire au revoir à son passé.

Pour moi, cela signifiait dire au revoir à la personne que j’avais fait semblant d’être depuis tant de temps , dire bonjour à la vraie Lucie, faire connaissance avec moi-même.
Mais aussi dire aurevoir à certaines personnes qui ne reconnaissait pas la personne que j’étais devenue.

Et c’est pour cela que depuis quelques semaines j’ai gardé le silence. Ce silence a été important pour moi car il m’a permis de faire mon deuil, il m’a permis de dire au revoir dans ma tête et dans mon cœur.

Ce moment était pour moi rempli de tristesse.

Mais comment se connaitre si on ne cesse de se voiler la face, si on ne s’écoute jamais?

La tristesse c’était une émotion que je ne voulais pas voir, une émotion que je trouvais indigne est incompatible avec la joie de vivre. La tristesse de quelqu’un autour de moi pouvais me mettre en colère, je la trouvais toujours justifiée, ou alors j’essayais par ma joie et mon rire de faire taire ce sentiment noir.

Alors quand la tristesse a envahi mon esprit il y a quelques semaines je me suis au début muré dans le silence. Je ne voulais pas reconnaître sa présence. Je ne voulais pas comprendre son origine.
Et puis j’ai eut au téléphone une amie très chère à mon cœur, une amie qui est toujours là pour m’écouter et qui a toujours le mot juste. Comme cela faisait plusieurs jours que j’avais des vertiges je lui en ai parlé et elle m’a confirmé ce que je savais intérieurement. Mon corps avait un message à me faire passer et je ne voulais pas l’écouter. Elle m’a dit qu’elle avait fait une séance d’open floor peu de temps avant et combien ça avait été libérateur pour elle. C’est de la danse libre sur de la musique qui permet de laisser son corps parler. Alors je m’y suis essayé. Et là Ça a été le début d’un déluge d’Émotions. Pendant plusieurs jours je n’ai plus pu m’empêcher de pleurer à chaudes larmes pour un petit peu tout et pas vraiment n’importe quoi.

À force de pleurer je réalisai ce pourquoi je pleurais les blessures très anciennes refaisaient surface et des mécanismes que j’avais accepté me semblaient maintenant inacceptables. J’étais en train, en acceptant ma peine, de dire au revoir, j’étais en train, en versant mes larmes, d’accepter le re nouveaux. Alors j’ai écrit, j’ai écrit des lettres, au passé, au présent au futur j’ai écrit les lettres à mes amours à mes amis à mes enfants. J’ai écris des lettres que j’ai partagé que je garde est beaucoup que j’ai effacée.

En fait depuis un mois c’est peut-être 20 ans depuis lesquels j’ai appris à taire, à ignorer la tristesse, parcequ’elle me semblait être une émotion pas assez noble, que j’exprime… C’est vous dire si j’en ai versé des larmes!!

Mais après la tristesse, la joie s’est installée.

Et me voilà aujourd’hui prête à ce renouveau prête à vivre pleinement, prête à vivre la joie plus fort que je ne l’avais jamais vécue. Mais aussi prête à vivre toutes mes émotions avec l’attention d’une mère pour ses enfants.

Aujourd’hui je sais que je ne pourrai plus jamais faire marche arrière. Il y a un mois, peut-être car mes mécanismes étaient les mêmes qu’à mon départ. Mais aujourd’hui mes mécanismes ont changés, mes peurs ne sont plus enfouies, mes tristesses ne sont plus cachées. La joie déborde et j’ai l’impression que la vie explose.

Depuis que j’ai compris que je ne ferais plus jamais marche arrière, j’ai accepté que je réaliserai tous mes rêves que je ne cacherais plus qui je suis. Et depuis lors des portes s’ouvrent, des rencontres s’imposent et des propositions arrivent. C’est incroyable comme la vie jaillit quand on se laisse couler sur ses flots.

Voilà donc la raison de mon silence, je disais en revoir, je laissai s’envoler et je laissai couler.

Aujourd’hui c’est le début de ma deuxième vie celle où j’ai compris que je n’en avais qu’une.

Et aujourd’hui j’ai comme une envie de croquer dans la vie, de lui sourire , en vrai de vrai!!

Aujourd’hui c’est le début de mon nouveau moi celui qui a compris qu’il était beau, qu’il avait le droit d’exister. Je vais apporter ma personnalité au monde, mettre de la joie, de la bienveillance, et l’utopie d’un monde meilleur dans le coeur de tous ceux et celles qui croiserons mon chemin.
Car je suis née en pour ça. Comme chaque être humain, comme toi.

 Je suis née pour vivre et je vivrais.

Je vis.

Crédit photo by myself et pixabay.

Leçon n°3 : voyager c’est (aussi) la vraie vie.

Leçon n° 3 : voyager c’est (aussi) la vraie vie.

Quand je suis partie de Guadeloupe j’avais ce projet d’expat en pensant que pour vivre toute sa vie en voyageant il fallait avoir les pieds sur terre, un travail et un lieu de vie stable, une routine, pour la stabilité des enfants et aussi pour garder un lien social.

J’avais cette pression de devoir être raisonnable. Avec deux enfants on ne plaque pas tout pour… RÊVER

Et puis quand j’ai décidé de partir sur les routes du Royaume-Uni je me suis souvenue de mes amies, connaissances, de ces nanas dont je lis les aventures sur facebook et qui voyagent depuis un an, deux ans ou plus et qui s’entendent souvent dire : bon et sinon quand est ce que tu reviens en france, pour faire ta vie.

Faire ta vie…

Ça veut dire quoi cette phrase?

On ne fait pas sa vie, on la vit c’est tout!!

Et c’est tous les jours le cas. Que l’on soit en Mongolie, en Australie, en France, n’a pas d’importance.

En voyageant j’ai découvert que nous étions une énorme communauté à vivre de voyage la plus grande partie de leur temps.

Nomade ou semi sédentaire. Des personnes travaillant en France quelques mois avant de repartir à l’aventure; Travaillant dans des pays étrangers pour financer leur prochaine destination; Ou alors rendant des services en échanges du gite et du couvert pour dépendre le moins possible de l’argent.

Le voyage c’est des vacances pour certains et un quotidien pour d’autres

J’ai découvert que le voyage pouvait être un mode de vie comme un autre.

En découvrant cela au fil des dernières semaines, j’ai cessé de juger tant ceux qui ne voyagent pas, que ce qui voyagent différemment de moi. Mais j’ai aussi cessée de me juger. J’ai enfin accepté que ce sera Ça ma vraie vie pour une durée indéterminée.

Je vivrai en voyage tant que cela me rendra heureuse et tant que mes filles apprécieront.

Cette année notre vraie vie se trouve sur les routes du Royaume-Uni mais dès Septembre ce sera sur les routes d’asie. Thailande, Cambodge, Vietnam, Laos.

Ces pays m’appellent.

Le monde est à ma porte, je compte bien le découvrir.

Je sens que j’y apprendrais beaucoup, que j’y grandirait encore, j’y serai utile. Tout comme c’est le cas ici chaque jour.

Une vie Utile

Parceque au fond c’est ça que les gens attendent d’une vie. Qu’elle ne fasse pas du surplace. Qu’il y ait des promotions, des assencions, des fiertés… C’est ça qu’on attend d’un citoyen, qu’il participe à la vie communautaire, qu’il soit utile…

Et c’est pour ça que la plupart des gens pensent que le voyage n’est pas la vraie vie.
Parcequ’ils envisagent le voyage comme un doux cocoon de sable blanc et de mojito quotidien.

Vivre en voyageant c’est ça aussi mais tellement plus.

Mais je vous assure que les gens qui ont fait du voyage leur vie ont des projets, des envies de formation. 

Notre vie n’est pas que oisiveté et inertie loin de là

Combien de voyageurs sommes nous à nous former sur les routes?

Car nous avons tous et chacun un projet qui nous est propre.

Apprendre la cuisine, le yoga, le surf, la plongée, le montage de projet, les différentes pédagogies ou type d’école qui existent…

Et tout ça pour quoi?
Pour pratiquer au quotidien une passion qui nous est chère.

Monter une entreprise indépendante, un food truck, ouvrir une école différente, devenir prof de danse, enseigner le yoga partout dans le monde… ce sont des métiers valables. Autant que comptable, caissière ou avocat. Ces métiers font aussi partie de la Vraie Vie. Et les excercer ailleurs qu’en France ne les rends pas moins réel.

Johanna a fais de sa vraie vie un voyage et elle travail de ses passions dans le monde. Son site par ici

Alors voyez vous, quand on commence à voyager on découvre toutes ces personnes de la vraie vie. Qui vivent autrement, qui vivent librement, dans la joie et le respect de leur personnalité.

Et je pense que c’est cela le plus important.

Nomade ou sédentaire, salarié ou à son compte, grand ou petit patron, en france ou ailleurs. Tant qu’on respecte ses besoins, qu’on vit ses rêves, alors on est dans Sa vraie vie.