Leçon 2 : accepter qui je suis

Leçon de vie 2 :

personne n’est parfait et je ne suis pas une exception

Du mythe à la réalité.

Quand j’étais petite j’ai grandie avec cette douce croyance que je pouvais atteindre la perfection.

Si j’étais polie, gentille, si je travaillais bien à l’école, si je répondais rapidement quand mes parents m’ appelaient, si je ne racontais pas de mensonge, si j’étais souriante, serviable, si je ne boudais jamais (parceque c’est pas beau de bouder hein!!!!) …

Si et seulement si, je serai parfaite. Et alors tout le monde m’aimerait . Et si tout le monde m’aimait alors je serais heureuse.

Je me suis construite avec ça, j’ai grandi avec ça.
Avec cette croyance.

Mais j’ai tout foutu en l’air et je suis partie .( L’histoire vous la connaissez )

De ce voyage, j’en ai tirée une deuxième leçon de vie… (si vous avez loupé la première c’est par ici )

Je ne suis pas parfaite et c’est ok comme ça.

Depuis que je suis partie je deviens un peu plus moi même tous les jours. Je me découvre.

Regarder son côté sombre est parfois nécessaire

Comment ça se fait?

Celles et ceux qui voyagent solo le savent déjà :
Je suis quotidiennement face à moi même, comme si un miroir se tenait face à moi H24.
Je suis loin d’une routine qui m’empêche de réfléchir, donc je réfléchis. Je n’ai plus de questions matérielles qui m’occupent l’esprit. Je ne réfléchis jamais à mes factures, car je n’en ai plus, ni à quel cadeau j’offrirai à la st valentin, ni à savoir si je craque sur ces chaussures neuves ou cette robe divine.
Aujourd’hui j’ai donc tout mon temps pour penser à des questions plus personnelles! 

De quoi ai je besoin?
Qu’est ce qui me rend heureuse au quotidien?
Pourquoi n’ai je pas eut de patience hier?
Aurai je pu répondre autrement ?
L’ai je blessé?
Est ce que je donne autant que les autres me donnent?
De quoi ai je envie?
Pourquoi mon premier réflexe à été le jugement ?
Suis je la personne que je rêve d’être ?

Étant seule (ou presque ) sans pression social, changeant d’environnement toutes les deux semaines, je peux me réinventer, m’améliorer au quotidien sans subir ni jugement ni moquerie.

Deux enfants pour deux fois plus de prise de conscience

Alors bien sûr je ne suis pas comme toutes ces voyageuses solo car j’ai deux pitchounettes qui me suivent 24 /24 . (Et ce n’est pas façon de parler. )
Et aussi étrange que cela puisse paraître. Elever seule, deux enfants de 2 et 6 ans, sans personne, avec un papa présent et aimant mais loin physiquement, sans nounou, sans personne… et bien ça vous rapproche encore plus de vous même.

Chaque phrase que je dis, chaque soupirs que je lâche, chaque action que j’abandonne, chaque choix que je fais est reflété dans 4 miroirs si intenses, si justes, si vrais, que je ne peux les ignorer. Les yeux de mes filles.

Et avec elles je ne peux pas tricher.

Avec mon compagnons, mes parents, mes frères, mes amies,… je pouvais agir pour que ce reflet, ce jugement dans le regard, soit positif et me renvoie assez d’amour pour que je me sente heureuse.

Mais elles, elles ne me jugent pas, elles ne m’aimeront pas plus si je n’agis que pour leur faire plaisir, elle ne m’aimeront pas moins si ce que je suis n’est pas toujours joli à regarder.
Leur amour ne s’achète pas, ne se calcule pas, ne se manipule pas.

Et le reflet qu’elles me renvoient ne ment pas.

Je me retrouve donc à être moi même… et c’est un grand choc après 30 ans de découvrir qui on est vraiment.

Car, je vous l’ai dit…

C’est pas toujours joli.

Je ne suis pas parfaite !!!!!!

Accepter la réalité

Au début j’ai un peu paniqué, j’ai essayé de le cacher, à moi même bien sur, et aux autres. Mais ça n’a duré que quelques secondes. Ce n’était pas possible d’ignorer mes pensées.

Alors j’ai mis par écrit ce que je suis, ce que je pense et ai pris du recul.

Je suis une jeune femme un peu barjo, j’aime les délires, les fous rires, les discussions qui partent en grand n’importe quoi.

J’ai souvent du mal à accepter la tristesse, la mienne, celle des autres, cette émotion me met mal à l’aise et m’angoisse. Je ne la comprends pas toujours chez les autres, je la refoule chez moi.

Je suis une véritable optimiste et ne vois que le côté positif des choses, j’en suis souvent utopiste, impulsive à l’action, je ne réfléchis jamais deux fois quitte à foncer dans le mur.

Mais quand une difficulté pointe le bout de son nez j’ai tendance à laisser tomber, à trouver milles raisons pour me persuader que ça ne me tenait pas tant à coeur que ça, que ce n’est pas imprtant, pas grave. J’ai peur d’échouer et suis la reine de l’auto sabotage. Je procrastine à fond et je culpabilise après.

Je suis patiente avec les enfants, avec les adultes pas toujours, je suis créative et pleine d’imagination j’ai 1000 idées à l’heure.

Mais j’ai tendance à ne pas aller au bout de mes projets.

Parfois j’agis comme si tout m’étais du. Et quand les choses ne vont pas dans mon sens je fais du chantage affectif sans même m’en rendre compte.

Mais ça arrive de moins en moins, je suis capable d’identifier mes modes de fonctionnement et j’arrive à les désamorcer avant de blesser quelqu’un .

Je donne de plus en plus en attendant de moins en moins en retour.

 

Quand j’ai débuté mon voyage et que j’ai pris conscience de mes défauts, je n’étais pas fière, j’étais même très mal. Mais que faire. J’essayais de changer, de contrôler, mais à la moindre fatigue, hop je perdais mes moyens, je criais de nouveaux, je faisais du chantage affectif de nouveau, je me plaignais de nouveau…

Et puis j’ai lu et vu cette magnifique histoire des deux loups. En anglais d’abord, puis en français. Mon cerveau l’a enregistré sous toutes ces formes, il se l’est approprié, l’a compris, l’a entendu et l’a acceptée.

Nourrir le bon loup

Et depuis je nourris le bon loup.
Comment?

Selon une légende amérindienne nous avons deux loups dans le coeur. Il ne tient qu’à nous de choisir lequel on fera grandir.

En faisant des choses qui me plaisent, en agissant dans le seul but d’être bien, de prendre soin de moi, de mon être.

Et je deviens un peu plus mon moi idéal .

Celle que je suis quand je suis je regarde ma fille attentivement , sans écran entre elle et moi. Celle que je suis quand je ris aux éclat, lorsque je suis reposée, lorsque je vais à mon rythme, à leur rythme, lorsque je ne me met aucune pression.

J’apprend aussi à regarder mes défauts, les comprendre et les accepter, ne plus en avoir honte, ne plus croire qu’ils pourraient me qualifier entièrement. Qu’ils n’ont pas de nuances, pas d’histoire, d’explication ou d’issue…

J’en parle au grand jour, et leur apporte de l’amour, tout mon amour, ma tendresse et ma douceur.
J’ai commencé à agir comme ça pour moi et je fais de même avec ma grande fille. Je ne pointe plus ses défaut, mais ses qualités, je ne juge plus j’accueille.

Du moins j’essaie.

Car honnêtement, personne n’est parfait n’est ce pas? 😉

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