Mon joyeux bordel

Mais c’est quoi ce bordel dans ma tête ??

Souvent  on s’arrête de danser quand un nuage pointe le bout de son nez. Et si on réalisait que finalement c’était pas grave… si on acceptait qu’on avait le droit d’avoir un ciel gris de temps en temps. 

Les hormones? Les règles ? Le manque de sewe (erreur de frappe mais que je trouve adorablement pudique pour le coup ).

C’est le bazar dans ma tête et le problème je ne le connais que trop bien !!!
Je suis une femme. Ma mère l’a vécu avant moi, ses amies, mes amies… toute la gente féminine à 10km à la ronde l’a vécu avant moi.

Ahhh ouuuaiiii!!!! Je sais c’est sexiste, je catalogue, j’enferme, j’emboite, je castre (si c’était possible) toute la gente féminine avec ces mots!!

Mais c’est pourtant vrai.

En ce moment je découvre pour la première fois de ma vie ce que toute une société tente de brimer, cacher, minimiser… comme si c’était une tare.

Comme si être une femme, une vraie, une sensible, une changeante, une fluctuante, une rêveuse, une insatisfaite c’était une erreur.

Mais non, ce n’est pas une erreur. C’est un gros bordel dans ma tête et j’accepte aujourd’hui pour la première fois de le crier haut et fort.

Keep calm , t’es une femme.

Des questions existentielles ,

j’en ai en pagailles,

des envies,

des certitudes,

des

j’aime

et surtout des

j’aime pas.

Ya que ça chez moi.

Des  »

j’ai envie de…

et des

non mais ça va pas!!??

J’en ai des tas!!!

Sérieusement c’est quoi ce bordel?

Un défaut de fabrication ? Des intuitions, des certitudes…
Le problème, c’est que je ne peux plus me mentir maintenant !! Je ne peux plus agir juste pour faire plaisir, depuis que cette cacophonie s’est réveillée. Je ne peux plus me forcer maintenant, ni aller de l’avant pour faire bonne figure.

Non… je n’y arrive plus.

Plus depuis que j’ai mis le son à fond, écouteurs branchéssur le coeur.

En direct de mes émotions, mes sensations.

Et c’est pas joli joli à voir. C’est un vrai bordel croyez moi.

Un vrai défaut de perfection.

Dans ma tête, dans ma tête de femme d’avant j’étais bien occupée. Boulot, facture, enfants, couple, éducation, rêves à réaliser… je sentais bien de temps en temps une gêne à agir, une force inexplicable qui me poussait tantôt en avant, tantôt en arrière. Non mais quel toupet avait mes états d’âmes de m’empêcher ainsi de m’accomplir. Je culpabilisai de repousser au lendemain, de me sentir exténuée deux jours avant mes règles, de manger comme pour 4 une semaine avant, de ne pas répondre immédiatement à un message, de ne pas sourire les mauvais jours… ah ça oui je culpabilisai de ressentir toutes ces émotions. Toutes ces intuitions. Toutes ces questions.
Oh que oui je culpabilisai.

Mais pourquoi grand dieu n’étais je pas née Homme?

Mon père ne semblait pas accablé de tant d’émois.
Mes frères non plus…

Mon homme, c’est autre chose lui. C’est un sensible. Il a du être femme dans sa dernière vie.

Mais dans ma tête de femme libre d’aujourd’hui je ne suis plus occupée. Plus de facture, plus de boulot, plus de matériel… mon esprit est libre, plus rien ne le retient. La raison m’a quittée. L’intuition à pris sa place.

Ma vie actuelle n’est pas raisonnable alors pourquoi jugerai je mes émois fluctuants au rythme de mes idées ?

Je me suis libérée du jugement, de la culpabilité à vibrer.

Je n’ai plus aucune raison de culpabiliser. Le jugement a été banni de ma vie.

Et je découvre ce joyeux bordel qui existait dans ma tête.
Il me fait danser, changer d’avis, rire ou pleurer, il me pousse à sortir ou à rester bien au chaud sous la couette. Il m’invite à écrire, à répondre, ou a me taire. Il m’offre la patience, le calme et la confiance.

Mais le pire c’est que je suis sure que ce petit défaut de fabrication concerne toute l’espèce humaine.

Oui oui messieurs mesdames, il vous concerne aussi ce gros bordel intérieur. Cette joyeuse cacophonie qui ne s’arrête qu’une fois qu’on fait ce qu’elle dit. Qu’une fois que l’on s’arrête vraiment.
On appelle ça l’intuition, l’instinct, le sixième sens… moi j’appelle ça mon gros bordel. Et je l’aime mon gros bordel. Il me guide.

Je suis sur mon chemin.

Et vous?

4 commentaires

  1. J’adore cet article Lucie ! Moi ça fluctue aussi mais j’appelle ça le souk ! Et c’est le souk là dedans ! Lol
    J’aime ce mot, il est court et rigolo, il représente parfaitement l’état de la chambre de ma fille qui a joué qq heures ! On ne vois plus la couleur de son carrelage tellement yen a de partout, c’est le souk quoi !

    1. Wahhahah effectivement peu importe comment on l’appelle c’est un grand chamboulement. La question est allons nous culpabiliser ou l’accepter ? Pour la chambre de ta pepette c’est une autre question !! Mouhahaha

    1. Martine, merci beaucoup mais je suis sûre que nous avons toutes en nous cette force. Il est seulement parfois difficile de la laisser jaillir !! Merci pour tes encouragements ils me vont droit au coeur!! ❤️

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